Me fait penser à certains films aux dialogues auréolés où les mots d'auteur abondent,
où le film n'est plus qu'un mot d'auteur.
Quai des brumes
, par exemple.

« Écrire, c'est convertir le trop en peu, l'excès en manque... » dit-il.
Le trop en peu : à trop vouloir aller vers le peu, on chavire
et on bascule de nouveau dans le trop : il y a trop de peu...
À telle preuve : les deux dernières phrases de « l'avant-propos »
(que lui ne nomme pas), et plus particulièrement la seconde dernière phrase : c'est trop. La première aurait suffi (aurait pu suffire...). L'amorce, la vue avant de l'avoir lue de la seconde (c'est-à-dire, tout en lisant la première, prendre acte de la seconde et y penser déjà tout en continuant à lire la première) est un présage d'un beau mot, d'une belle phrase : c'est gagné, et c'est trop (j'en reviens à la « facilité dénoncée » dans le premier compte-rendu).

Chercher la petite bête pour mieux réussir à caresser l'animal :
c'est ce que je suis en train de faire.

L'économie, l'épure, la compression, la concentration : concentré de mots ;
il n'y a pas cent mots de vocabulaire dans tout cela. Il est manifeste qu'il recherche le mot ; pour ensuite le démasquer, puis le détruire. Mais dans ce concentré ce mot se trouve-t-il ?

Comme il aime Ramuz, comme il aime Guillaume, il aime les anges.
Ça tombe bien, moi aussi.