Éléonore est revenue des puces, m’a proposé de l’accompagner à une autre une heure plus tard. Pour une fois, j’ai accepté. Je suis monté, ai bricolé à l’ordinateur tandis que dans la cour roulait le compresseur accompagné des hurlements de la gamine hystérique. Puis nous sommes partis. Je n’avais et n’ai encore que cette histoire de nuisance en tête. C’était à Houplin-Ancoisne. J’ai fait le tour sans porter beaucoup d’attention aux livres et aux DVD. De toute manière, un rapide coup d’œil m’a appris qu’il n’y avait rien qui puisse m’intéresser. Je suis donc allé m’installer à la terrasse de l’un des bistrots. Il me fallait de quoi lire. Dans l’un des derniers bacs, j’ai prélevé un Boudard, Les trois mamans de Jésus. C’était exactement ce qu’il me fallait pour attendre le retour d'Éléonore. Comme de fait, l’environnement pucier ne m’a gêné en rien pour en lire une quarantaine de pages.

 

24 avril 2010