J’ai passé une bonne partie de la journée d’hier à la mise en ligne des derniers livres achetés, et ce n’est pas fini. En fin d’après-midi, je me sentais tout à coup mieux et j’ai entamé un livre qu’Éléonore m’avait remis au cours des puces d’avant-hier : Des bibliothèques pleines de fantômes d’un certain Jacques Bonnet. J’étais à mon bureau, l’ai poursuivi dans la cuisine au lieu de ma grille habituelle, puis au salon après avoir regardé deux documentaires inquiétants au sujet de la montée des eaux, Bretagne, puis Aquitaine (je pense qu’il est grand temps de boucler SdeF et de l’envoyer – mais à qui ?). Les premières pages ont quelque chose de mon propre Livre, puis ça s’en éloigne, bien que, bien sûr, ça parle de livres, de ses propres livres en particulier, de sa bibliothèque (plus de vingt mille volumes), de la lecture, des fous furieux que sont les acharnés du livre – mais, en premier lieu, les collectionneurs. Du coup, je me mets à regretter d’avoir commencé à épurer ma propre bibliothèque (non, pas vraiment ; l’accumulation en soi n’a pas beaucoup de sens ; plus rien ne m’attachait à mes livres de science-fiction, alors pourquoi les conserver ? – pourtant, je ne me déferai jamais de mes Dick, même en français, et des quelques Silverberg ou Malzberg que j’ai conservés)