Notes crayon gris :

Botticelli : petit fût. Amerigo Vespucci : Amérique.
Perugin : Perouse. Sixtine : Sixte IV.

Concernant La Naissance mystique, je lis en page 86 :
« Au premier plan de la prairie, nous voyons trois couples formés d'un ange et d'un être humain qui s'embrassent joyeusement, pendant qu'à terre gigotent des diables ficelés sur des baguettes. »
L'étreinte, à mon sens, n'a rien de particulièrement joyeux
(et où y a-t-il de la joie dans les peintures de la Renaissance ?) et, pour le moins, est étrange ; étrangeté de la posture, de l'attitude chez ces trois couples présentés comme en une sorte de dégradé – les corps s'éloignant les uns des autres progressivement sans pour cela que les bras se quittent – et dont l'humain semble bien être la même personne. Il y a évidemment là une signification... Quant aux diables « ficelés », il suffit de considérer celui à l'extrême gauche pour s'apercevoir qu'en fait de « ficelle », il s'agirait plutôt de « pal » (et lui, selon toute apparence, d'une manière très joyeuse – la joie appartiendrait donc au malin
[ou, plus loin, au pal ?]).

3 mai 1997