11 h 00. Terrasse de l’Océan à Montparnasse. Je me suis déjà assis à cette table. Quand ? Je pense qu’il s’agit de la fois où j’ai rejoint Hélène et Bernard à Chartres, en 1989.

TGV 15/68. Soleil, je peux lire sans lunettes.

Mon voisin (à droite, cette fois) prend beaucoup moins de place que le précédent. Il est un peu plus âgé, lit un livre (ARENDT, il me semble). Il a l’air calme et reposé.

Cinq heures jusqu’à Toulouse. (Combien de clochers ?) J’ai repris Brouwers. C’est étrange l’idée que l’on se fait d’un livre avant de l’avoir entamé qui ne correspond en rien à ce qu’il est en réalité. Les Japs, maman à l’enterrement de laquelle il ne s’est pas rendu. Les camps, la guerre, lui tout petit. Ses angoisses. Style notes.

Soleil, je peux écrire sans lunettes.

Comment vais-je faire si je dois écrire, lire et compter les clochers en même temps ?

p. 94 æ les écrivains heureux…

« Je pense que je serais un mauvais écrivain si j'étais “ heureux ” ;

les écrivains heureux n'ont rien à raconter. »

 

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