Hier, j’ai vendu mon premier livre en ligne, Brussolo, Vue en coupe d’une ville malade. partie des quelque deux cents dont j'ai décidé le débarras après une longue réflexion et de multiples hésitations : à quoi sert-il de conserver, d'accumuler des textes qui ne me sont plus rien, qui ne me sauront plus d'aucun apport, d'aucune utilité ? À l'image de Susan, qui a ouvert sa propre boutique virtuelle il y a trois semaines, j'ai donc constitué, puis ouvert la mienne sur PriceMinister, il y a trois jours. Aujourd'hui, on m'a acheté le premier. J’étais monté, elle m’a suivi. « Check, check ! » J’ai allumé l’ordinateur, elle était excitée comme une puce. « And so ? » « Mais attends ! » J’avais effectivement une vente et à voir son sourire, j’étais persuadé que c’était elle qui me l’avait acheté. Ce n’était pas elle. « Look ! Your first book ! »