Lombes depuis le début de cet après-midi, je suis de mauvaise humeur. Heureusement, j’étais mieux en forme hier pour ma soirée d’anniversaire. Comme je m’y attendais, Éléonore m’a offert une superbe paire de bottes Aigle en pur caoutchouc que j’ai portée toute la soirée. « On dirait un gentleman-farmer », m’ont dit Jaouen et Apolline en riant. Je vais enfin pouvoir arpenter la plage sans la moindre crainte. Ils m’ont offert une bouteille de Menetou-Salon rouge (j’ignorais qu’il y en avait) et un livre curieux et magnifique d’un certain Sébastien Barrier, Savoir enfin qui nous buvons (qu’ils ont acheté à la seconde librairie de Tourbe, dont j’entends beaucoup parler sans y être jamais allé). C’est chez Actes-Sud ; c’est épais, coloré, fait de textes, de dessins, de photographies, avec cette particularité que le bord droit de deux feuillets consécutifs n’est pas coupé. Je l’avais remarqué hier, pour les illustrations, lorsque je l’avais feuilleté, et pensais qu’il s’agissait de dépliants. Mais il en est de même pour le texte ; je l’ai noté ce matin en l’entamant. J’en ai lu la moitié. Est-ce un livre d’artiste ? Sébastien Barrier pratique les arts de la rue (l’art de rue ?) ; cela en fait-il un artiste et, de ce fait, ce livre serait-il un livre d’artiste ? Importe peu. C’est riche et enthousiasmant (j’allais écrire « épatant », que je m’efforce d’utiliser le moins possible, voire pas du tout). Ça peut se résumer en quelques mots : un pochetron (« alcoolo », « ivrogne » ?) découvre le vin naturel (vin naturel ou vin bio, est-ce la même chose ?) et ses fabricants, vignerons de Loire. C’est la révélation (il boit autant, mais sans les effets néfastes, c’est-à-dire les lendemains douloureux) et décide d’en faire un spectacle, du vin autant que de ceux qui le font naître… Le repas (Éléonore s’est chargée de tout) était excellent. J’avais sorti une Grande Cuvée 2010 de chez Valambelle, excellent (vin bio) que nous avons fait suivre du Menetou, tout à fait honnête (mais que peut faire un vin de Loire après la puissance d’un Faugères ?). Les deux sont de vignerons-récoltants. Je me suis réveillé tout frais (malheureusement, ils ne semblent pas avoir d’effet sur les hernies discales)…

 

16 mars 2016