Hier, à « On n’est pas couché », j’ai vu un certain Marc Cambron. Moix l’encense, je n’en ai jamais entendu parler. Il publie son journal de l’année 1997 sans en changer un mot. Les uns les autres disent que c’est bien, mais un peu ennuyeux, à cause des longueurs, de détails finalement sans grand intérêt pour le lecteur. J’ai pensé au journal déplorable de Matzneff (qui lui était sans conteste sans le moindre intérêt et très mal écrit – laissé tel quel, brut, mais je ne suis pas sûr que ça ait changé grand-chose s’il l’avait remanié) et, bien sûr, à la question de la fidélité ou non. Cambron a  évidemment tort et à ce titre n’est pas écrivain car il n’a pas compris que la fidélité n’était pas la justesse et l’authenticité. Son journal tel qu’il est n’a d’intérêt que pour lui-même et il doit donc le garder dans son tiroir ; sinon, il le réécrit. (Je serais tout de même curieux d’y jeter un œil tout en sachant que je n’y trouverai rien que je ne sache déjà, ou plutôt qu’il correspondra à l’image que je m’en fais – à ce propos, il est de l’Académie Française.) Il faudra aussi que je lise Moix qui a souvent l’air d’aimer n’importe quoi…

 

21 juin 2017