Jour passé en grande partie face à l'écran.

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Dans l'après-midi, visite chez Emmaüs à Tg...

Quelques livres dégotés, dont un surprenant exemplaire d'un Livre de Poche de 1968 : Casanova, Mémoires, Tome I : 1725-1744

Une longue introduction d'un certain Jacques Branchu, passionnante et très instructive. Où j'apprends de nombreuses choses quant aux éditions précédentes et aux élucubrations qui les ont distinguées. Ainsi, je n'avais pas compris – mal lu ? – que Laforgue était, plutôt que traducteur, adaptateur du texte en français, l'original auquel il avait eu accès. Ne savais pas non plus – mal lu ? – qu'en définitive l'original n'était pas du meilleur style et que l'adaptation de Laforgue était plutôt positive. Ce serait du reste cette version qui aurait été retenue pour cette édition (à relire, cependant : la hâte m'a peut-être fait sauter des détails, je me connais). Branchu donne quelques exemples de la lourdeur du style d'origine, significatifs en effet, encore qu’il ne me semble pas les avoir rencontrés dans l'édition de chez Laffont donnée pourtant pour être l'originale. À comparer !

Concernant le style, toujours, Branchu écrit :

« Sur le français de Casanova, le prince de Ligne se prononce en quatre mots : “... Barbare, bizarre, mais rapide et intéressant. ” »

Et ajoute :

« Si l'intérêt du texte littéral est évident pour le spécialiste ou pour l'amateur averti qui connaît déjà les Mémoires, la quasi-impossibilité de présenter à un vaste public les douze volumes de Casanova dans un français barbare, bizarre est tout aussi évidente, même s'il est rapide et intéressant. »

 

19 janvier 2000