Le rez-de-chaussée du n° 9 est percé d'une ouverture parallélépipédique qui assure la fonction de passage entre la rue V. et ce qui à une époque récente encore était une vaste cour et qui, aujourd'hui, fait office de parc de garages.

Il y en a exactement seize – dont dix dévolus aux occupants du n° 9 – disposés selon deux rangées de huit de part et d'autre de l'allée goudronnée qui, rectiligne, va à l'autre bout traverser le rez-de-chaussée d'un immeuble de la rue L. (parallèle, ou peu s'en faut, à la rue V.) dont six des occupants utilisent les garages restants.

C'est au milieu de cette allée goudronnée que joue le petit Casimir.

Il y est accroupi, dos à la porte baissée du garage marqué du chiffre 12. Face à lui, de l'autre côté de l'allée et sur le seuil du garage portant le numéro 5 dont la porte est levée, repose un chapeau.

C'est un feutre, il a l'air neuf. Il est retourné à même le sol.