Éléonore avait fait une erreur d’envoi à l’un de ses acheteurs, s’était trompé d’édition. En compensation, elle lui a offert, joint au bon ouvrage, un exemplaire de l’un de mes propres textes : Léo et la Barge. Elle a reçu la réponse suivante :

 

Bonjour Éléonore,

J’avais des livres à lire et à rendre, mais j’ai enfin pu finir depuis quelques jours votre drôle de livre qui n’est pas si petit que ça (130 pages écrites finement). C’est une belle écriture qui se penche sur des phénomènes en marge de la raison. Cependant dans ses « délires éthyliques » je soupçonne la présence d’opium dans le breuvage « Passocéan » qui inciterait à une accoutumance et rendrait aussi le sujet et narrateur aux hallucinations et aussi à une certaine impuissance sexuelle. A mon avis il y manque un « témoin » qui serait en dehors du délire et qui donnerait son point de vue... On retrouve ça dans les 8 premiers livres de Carlos Castaneda, qui sont écrits du temps du vivant de son « Nagual » Don Juan Matus.

Bonne après-midi.

Cordialement,

Emerald Burnhoven

 

Je ne pouvais faire autrement que de me manifester (Emerald Burnhoven, quel nom étonnant).