Je viens de reposer Brodeck. C’est prenant, bien écrit, bien construit (est-ce que ça veut dire quelque chose ?) et j’attends la suite avec une certaine impatience (et à ce titre, le suspense est bien ménagé – c’est peut-être ce que je voulais dire par « bien construit »). Du coup, j’ai mis de côté La Prisonnière et les sœurs Mitford. Au fait, Brodeck a bien été interné dans un camp pendant la guerre – on ne sait pas lequel, ni où ; c’est une guerre, et je situe le village dans les Vosges près de la frontière allemande…

Philippe Claudel. S’il n’y avait eu Brodeck et La fille de M. Linh que nous vendons régulièrement, jamais je n’aurais entendu ce nom, tout comme celui de Gaudé, par exemple. Il y en a tant d’autres, des centaines qui écrivent, publient, vendent, sans que j’en entende parler. Tant et tant, et sans doute beaucoup avec du talent, et qui, sans doute, écrivent tous un peu la même chose, même moi. C’est un métier, dans le fond, comme boulanger. Les boulangers font à peu près tous le même pain… (Les Anglo-saxons ne seraient donc pas dans l’erreur...)

 

7 septembre 2016