Je suis allé de chaîne en chaîne avant de m’arrêter sur un pitoyable Agités du bocal, énième variation de la réunion de célébrités autour d’une table avec la bonne humeur de rigueur. Il y avait du moins la directrice de la Starac à qui j’ai trouvé beaucoup de chien (qui me rappelle Françoise). Je l’avais déjà remarquée ailleurs. Je suis ensuite monté entamer le Cortazar que j’avais sorti il y a quelques mois. Francko m’avait parlé d’un Cortazar qui l’avait laissé un peu froid et perplexe, j’avais le souvenir d’en posséder un sans celui de l’avoir lu. Il n’a pas d’ex-libris, et je me suis demandé en le tirant des rayonnages s’il n’avait pas servi à Liliane à l’époque de ses émissions radiophoniques. Je l’avais posé sur la petite table du séjour au-dessus du Moby Dick qui attend toujours d’être repris. J’avais oublié les deux. Il était une heure du matin lorsque j’ai éteint la télé. Trop tôt pour songer à aller au lit, trop tard pour m’installer devant l’écran, d’autant qu’il y avait Douchka et Susan qui dormaient à quelques pas. Puisqu’il n’est pas possible de s’adosser dans le lit de la mezzanine, il me fallait un livre léger que je puisse tenir devant mon visage, moi étant allongé. C’est ainsi que j’ai pensé au Cortazar. J’en ai lu deux nouvelles qui m’ont laissé très perplexe.

 

8 mai 2007