Catherine, qui suite au choc qu’elle a subi à la vue de Véronique et de Marc accouplés sur son propre lit n’a trouvé d’autre solution pour le salut de son âme que de se joindre à la petite troupe des sirènes (et voilà qui justifie sa présence là, et on se rappellera de surcroît qu’elle est la compagne de chambre de la même Véronique, ce qui a fait chuchoter à certaines que ce choc est trop démesuré pour n’avoir été provoqué que par cette seule vision : « Ne la trouves-tu pas un peu hommasse ? » a susurré Audrey à l’oreille de Léonce), ce au grand soulagement de toutes qui ne croyaient plus, à cette fin d’année scolaire arrivée, pouvoir recruter et parvenir à atteindre la nombre juste de douze (car, tacitement, elles se voulaient toutes issues du foyer, ou pour le moins de l’Université), figure en bonne place parmi celles qui se sont farouchement opposées à ce que tel nom soit adopté pour désigner leur lieu de réunion, et, par voie de conséquence, pour les désigner elles qui, peu de temps auparavant, se préoccupaient davantage de leur nombre que d’un éventuel nom générique sous lequel se ranger et se regrouper.