À côté de moi, sur le bureau, L’illustre servante que j’ai entamé hier dans le grand « hall » de Holiday Inn alors que Susan nageait dans la piscine en face, je veux dire non pas en face de l’hôtel, mais en face de moi, en contrebas du hall, soit à ras de terre puisque le hall, du moins cette partie où je me trouvais, était elle au premier étage. Tout au long de ce très vaste espace qui dessert les chambres, les diverses salles, le bar, la piscine, le court, la salle de gymnastique, le jardin d’hiver, se trouvent, soigneusement disposées, des tables et des chaises, des chaises-longues, le tout agrémenté de cendriers et de plantes, mobilier de jardin dit à la mode scandinave. C’est à l’une de ces tables que j’étais assis après avoir parlé avec Caroline dans la chambre et alors que Susan se baignait déjà avec Andrew et les enfants, et avant de l’accompagner (Caroline) jusqu’à la réception pour régler. Elle était retournée à sa chambre, je suis allé m’installer à cette place, sous un ciel de verre et entre deux murs de baies vitrées, sur une chaise de jardin et dans le silence de cette vastitude (juste une musique de fond très discrète et les quelques passages feutrés de clients et de femmes d’entretien) qui fait davantage songer à une maison de repos qu’à un hôtel. C’est impressionnant.