L'école des Lettres, au Seuil, petit fascicule d'une centaine de pages...
En 1785, Casa s'installe à Dux. Il y restera jusqu'à sa mort, en 1798. Il y est soumis à la persécution de Georg Feldkirchner, maître d'hôtel du comte de Waldstein. En 1792, il rédige 21 lettres à l'intention de ce serviteur (qu'en définitive, il réussira à faire chasser), lettres qu'il n'enverra jamais, qui resteront inédites jusqu'à la date de la présente édition. Le ton y est hautain, moqueur, excessif, soupe au lait. C'est l'écriture d'un vieil homme acariâtre et capricieux. Suit un portrait de Casanova par le Prince de Ligne (extrait de ses Mémoires et apparemment absent de la publication chez Allia, Fragment sur Casanova) qui ne fait que confirmer cette impression d'un homme quasi insupportable. À tort ou à raison. Nul doute que durant ses dernières années – années d'une sorte de retraite forcée, d'exil –, Casanova n'était pas un personnage facile à vivre : amer, désenchanté, dépité, excédé. Ces lettres n'ont guère qu'un caractère bibliographique...