Dont le thème est « Signatures ».
Diverses notes à reporter :

l'art selon Croce, p. 44, deuxième colonne.

Les Ménines : contre la version du miroir : ce n'est pas un miroir,
mais la toile achevée, celle que Velasquez est précisément en train de peindre...
- ou tout est réaliste et le miroir est faux
car il réfléchirait toute la scène ;
- ou tout est réaliste sauf le miroir (fantaisie de l'auteur)
et alors que ce soit un miroir ou non n'a strictement aucune importance.

Les Ménines est un autoportrait et le miroir est une toile.

J'ajoute : Velasquez était-il gaucher ou droitier ? Sur la toile, il est droitier et les divers personnages semblent l'être de même (quoique à part Maria Augustina Sarmiento...). On peut imaginer ou que tous les deux soient gauchers ou que tous deux étant droitiers (devenant gauchers dans le miroir qui réfléchit la scène que V. est en train de peindre), V. ait pensé à corriger l'inversion. Ou encore que dans un premier temps, il ait peint la scène telle que nous la voyons en se ménageant une place pour son autoportrait (en n'oubliant pas de corriger l'inversion)... Quoiqu'il en soit, plus mystérieux que le prétendu miroir (qui, à tout prendre, pourrait très bien n'être qu'une manière ou une autre de faire apparaître dans la toile les parents de l'infante – on peut imaginer un rajout après coup : remords de l'artiste ou une quelconque occurrence ultérieure qui l'aurait obligé à les faire apparaître) est le personnage qu'encadre la porte du fond. Avant toute chose, c'est ce qui frappe ; c'est ce qui m'a frappé, en tout cas...

17 avril 1998