Et voilà qu'à présent nous étions six dans l'appartement, cet appartement vide que Valentin s'était déjà réservé pour y loger toute sa famille et que moi je m'étais tout à coup décidé à acquérir, sur un coup de tête, après avoir entrevu la voisine d'en face dont subitement je voulais devenir coûte que coûte le voisin d'en face.

Nous étions au centre du séjour, Valentin et moi, lui qui achevait de me narrer l'histoire de Larissa – cette « moukè-re » [sic] de sa soldatesque jeunesse qui était à l'origine du prénom de sa fille aînée – et moi qui guettais des pas dans l'escalier... De son histoire, je n'ai rien écouté, ou si peu que ma mémoire n'a pas jugé de fonctionner à ce moment-là, mais ce dont je me souviens bien, c'est qu'il l'a conclue d'un rire tonitruant auquel, comme un écho, ont aussitôt répondu des pas dans l'escalier.