Fac-similé, j’en ai déjà parlé lors de son achat. Ouvrage qui ne se lit pas, mais se consulte. J’y ai relevé de nombreuses notes.
Étourdissant ! À n’y pas croire ! Crayon gris :

Au tournant du siècle, la fleur au fusil commence à se faner. Alors, pour redorer le blason des affaires militaires, faire naître des vocations, on édite – auteurs anonymes – ce livre... Puis : avant-dernière page de la préface (non paginée) : les statistiques : 140 millions de soldats morts en cinq siècles... Ajout de Duquesne : « Et les civils ? » Mais un soldat n’est-il pas un civil masqué, déguisé, costumé (costumé pour mieux aller à la balle) et un civil n’est-il pas toujours une graine de soldat ?

Opinion des lecteurs : le bon à découper : « À couper avec des ciseaux suivant le pointillé. » Ce qui, en « bon français » – le « bon français » étant bien le souci premier de ce genre d'individus – donnerait :
« À découper à l'aide d'une paire de ciseaux... »

Ce qu'il faut de plomb (365) :
« Pour jeter bas un petit soldat, il faut une balle formidable. Veut-on quelques chiffres à l’appui ? À Solférino, [sic] les Autrichiens ont tiré huit millions quatre mille coups de fusil. Il y eut douze mille hommes hors de combat : deux mille tués, dix mille blessés. Chaque blessé a donc coûté sept cent huit coups de fusil et chaque mort quatre mille deux cent. Le poids de la balle étant de trente grammes, sa hauteur de trente millimètres, il a fallu pour tuer un homme une masse de plomb de 126 kgs [sic] et de 126 mètres de haut, soit le double du poids du corps humain et quatre-vingt fois sa hauteur. Mais les perfectionnements apportés à l’art de la guerre ont réduit ses chiffres. De quatre mille deux cent balles nécessaires à Solférino, il n’en faut plus que mille trois cent à Gravelotte. Il suffit de trente-deux à trente-trois kilogrammes de plomb pour tuer un combattant : il faut, non plus le double, mais la moitié du poids de l’homme. Il n’est plus besoin d’une balle fantastique de 126 mètres de hauteur, presque la moitié de la Tour Eiffel, quatre-vingt fois la taille du soldat, il suffit de trente-neuf mètres, la hauteur de l’Opéra, vingt-cinq fois la taille humaine. Théoriquement, en prenant la moyenne de ces deux chiffres, on trouve qu’il faut 82 kgs [sic] de plomb pour
tuer un homme. »