Poursuite des interminables notes de Venise que je développe au fur et à mesure. Puis orage, averses, et durant une longue éclaircie, la déchetterie, la poste et pour terminer, Géant, cet enfer consenti des pauvres qui m’a mis de mauvaise humeur jusqu’après le repas. Les queues prévisibles aux caisses étaient bien là et j’ai évidemment dû m’employer à trouver de quoi les supporter. J’ai pris Le baiser des Champs-Élysées de Philippe Djian, occasion de le tester de nouveau en ayant à l’esprit qu’il s’agit de l’un des auteurs de Bernard. C’est en l’entamant à la caisse 22 que je me suis aperçu qu’il s’agissait de Philippe Delerme.

Il me semble avoir lu un autre texte de lui qui m’avait agacé. Contre toute attente, ça partait bien et je l’ai repris après le repas. Ça part bien, mais ça continue mal. Ce qui s’amorçait comme une réflexion sur le souvenir s’englue dans la simple remémoration d’enfance. C’est bien écrit, bien maîtrisé, mais je l’ai refermé pour reprendre Melancholia.

 

9 juillet 2007