En rentrant des puces, Susan me tend un livre. « A present for you. » Je découvre un titre en italien, un auteur de même ; vérifie s’il s’agit d’une traduction à tout hasard. C’est bien de l’italien d’origine. L’auteur m’est inconnu (j’en ai même oublié le nom – le livre est resté en bas), le titre de même : Uccelli da gabbia e da voleria. Je l’ai entamé presque aussitôt et le poursuis avec un intérêt teinté de perplexité et d’attente. On dirait du nouveau roman, on dirait du Murakami, on dirait moi. Je veux parler de la précision du détail et de sa quasi trivialité, de la blancheur de l’écriture. Plus d’une fois, il m’est venu à l’esprit que cela pourrait constituer un excellent texte pour des débutants : je me lève, je vais vers la salle de bains, je fais couler l’eau, je me rase, je coupe l’eau, et me regarde dans le miroir, je mets mon pantalon. Ça date de 1982. Qui est-il parmi les lettres italiennes ?

 

5 octobre 2008