J'ai lu un seul roman de lui, en français. Roth passe, d'après Sollers, par exemple, pour être le plus grand écrivain états-unien contemporain. Je me méfie de ce genre de formule.

(Je n'ai pas été complètement convaincu par L'Écrivain des ombres, même s'il m'a plu ; peut-être à cause de cette réticence que j'ai envers les auteurs juifs en général, ce côté plaintif, gémissant, sans cesse accroché à l'holocauste et à la guerre, et ici on n'y échappe pas – utilisation d'Anne Franck en tant que personnage –, même si Roth semble vouloir s'y opposer – mais j'ai dû en parler à l'époque où je l'ai lu).

7 février 1991