Suite de l'intégrale. Je suis trop influencé par son œuvre, par le personnage qu'il est, par la connaissance que j'ai des deux pour parvenir à donner un avis sur ce livre.
Subjectivement, ça me plaît parce que ça s'inscrit tout à fait dans l'œuvre, et le plaisir est davantage celui du « connaisseur », du « chercheur » que celui du lecteur. Je doute fort qu'autrement sa lecture puisse être réellement d'un grand intérêt, du moins concernant certains textes. C'est l'inconvénient de ce type d'intégrale qui ne vise qu'un lectorat particulier, aficionados. Quelqu'un ne l'ayant jamais lu peut-il être accroché, intéressé,
séduit par un tel recueil ?
Peut-il lui donner donner l'envie de lire autre chose de Dick ?
d'autant qu'il s'agit encore – l'intégrale est chronologique – de textes des années cinquante, époque à laquelle il écrivait énormément de nouvelles qui, pour la plupart, étaient alimentaires, ou peu s'en faut...

20 février 1990 (dans une lettre à B***)