Tous les problèmes de l'être ont leurs causes profondes dans l'enfance. Ce qui importe, ce n'est pas pourquoi ni comment un être est, mais ce qu'il est et la manière dont il est. Ma détresse, mes angoisses, mes anxiétés, tourments, mes questions n'ont au fond strictement aucune importance et, au bout du compte, sont semblables à toutes celles et ceux qui en chacun existent (et donc n'intéressent personne) ; ce qui importe, c'est ce que j'en fais, ce que je vais en faire. C'est leur transformation en une expression que j'enverrai à l'autre qui compte. Et cela seul...

Je me fiche bien de savoir ce qui dans mon enfance ou mon adolescence a participé à la formation de ce que je suis (du reste, je le sais). C'est l'état de mon être à cet instant précis qui m'intéresse et qui compte, soit la somme de tout ce que j'ai été, de ce que je suis, et de ce que je serai (ce qui est bien la même chose), étant entendu que je ne puis devenir que ce que je suis déjà, l'avenir (et le passé) n'étant qu'une coquetterie du présent.