J’admire ma nouvelle montre ERNEST achetée hier au marché de Josselin. Aujourd’hui, journée passée aux puces et sur les routes de campagne entre ici et Vannes, Monterblanc où Laura et Éléonore vendaient, puis La Vraie-Croix, petites puces, ambiance de kermesse, lenteur presque torpeur qui m’a contaminé. J’ai acheté quelques livres, dont Le Double de Dostoïevski dont j’ignorais tout et que je destine à ma propre consommation. Je l’ai entamé sur un banc du stand crêpes-cidre de La Vraie-Croix (et ses deux églises dont l’une pourvue d’un petit tunnel de pierre qui permet de passer dessous) et poursuivi à la terrasse du bistrot de Monterblanc où j’avais bu deux cafés au matin (ce sont sans doute eux qui ont provoqué mon malaise, une envie de vomir, du côté de St Avé alors que Romero cherchait désespérément la route de La Vraie-Croix)… Alors que je lisais sur le banc, la femme à qui je l’avais acheté est passée : « Aussitôt acheté, aussitôt lu ! » m’a-t-elle dit avec un grand sourire que je lui ai renvoyé