En conformité avec le principe français des nationalités et le programme du Président Wilson, ces traités de 1919 et 1920 ont émancipé des peuples soumis à des dynasties ou à des États dont ils n'acceptaient point la domination. Il en est résulté, dans l'Europe baltique et centrale, une mosaïque assez compliquée. Les frontières ont été multipliées et cela n'est pas sans avoir de graves répercussions sur le commerce européen : chaque État nouveau a cherché à se protéger contre l'invasion économique par des tarifs de douane protecteurs.

Nombreuses sont les frontières qui ne s'appuient pas sur ses défenses naturelles, montagnes ou fleuves. Si vous regardez la carte des langues (carte III) vous constaterez que presque tous ces jeunes États ont à assimiler ou à ménager des minorités nationales. Ces deux derniers faits sont l'élément capital de l'actuelle « inquiétude européenne ».

(Je savais que la Pologne n'existait pas. Mais de savoir qu'un pays n'existe pas n'est pas la même chose que de le constater sur une carte : en effet, il n'y aucun signe de son existence !...
De l'importance des frontières naturelles : à développer)

1er octobre 1997