Mal fichu depuis le réveil, ça ne va pas beaucoup mieux. Après le petit déjeuner, je me suis demandé ce que j’allais lire, et, surtout, ce que j’allais être capable de lire. Je suis allé chercher au salon le coffret Kawabata et le recueil d’Ogawa pour les feuilleter avant de décider de ne plus les ouvrir (mais de les ranger tout de même dans la bibliothèque, ce sont deux cadeaux de Léo). Alors que je m’asseyais près du radiateur, mon regard est tombé sur le très joli coffret coloré de Dahl, perché sur la vieille Underwood depuis des lustres. Je m’en suis saisi, en ai sorti les cinq volumes (c’est une sorte de « best of »), ai ouvert le plus fin et l’ai lu à voix haute jusqu’au bout. C’est The magic Finger. Puis j’ai entamé Charlie and the Chocolate Factory… Tout cela est bien gentil (n’a-t-il écrit que pour les enfants ? il ne me semble pas car j’ai le souvenir d’un petit film télé qui aurait été tiré de l’une de ses nouvelles, histoire d’un fin connaisseur en vin tricheur : « Si je devine ce vin rare, vous me donnez la main de votre fille, d’accord ? » « D’accord ! » Il devine, mais on découvre à la fin qu’il avait triché – c’est drôle comme j’ai encore précisément à l’esprit toutes les images de ce film et, en particulier, celle du visage décomposé de l’ami démasqué)…

 

24 mars 2016