Dominique a longuement attendu Charlotte, toute la journée, et davantage encore. Puis, las et dépité, il a préparé ses affaires, et a commencé d’en combler ses sacs et ses valises.

Cependant, puisqu’il sait devoir garder la même chambre à la rentrée, il n’a pas tout emporté, a laissé les affiches et les photos épinglées aux murs, et d’autres objets de peu d’utilité qui ne lui serviront de rien durant ses vacances.

Voilà, il est prêt. D’un regard, il inspecte la pièce ; puis s’assoit, accorde encore à sa petite amie quelques minutes ; puis consulte sa montre et enfin se lève, moment où il lui vient l’idée d’une confusion dans l’esprit de Charlotte, d’un malentendu, d’une mal compréhension qu’il lui aurait fait prendre le foyer des jeunes filles pour celui des garçons (dont rien ne dit qu’ils soient jeunes), là où précisément il l’attend.