Je ne peux plus entrer dans un TGV sans penser au shinkansen. Du reste, la dernière fois, je crois, était au retour d'Osaka via Roissy, il y a deux ans. Voiture 8, place 38 au lieu de la 37 inscrite sur mon billet, puisqu’à ma place, il y a une blonde. Ce n’est pas moi qui lui ai permis de profiter de ma place contre la fenêtre. Elle y était déjà. Comme je n’ai pas de préférence particulière, je n’ai rien dit et ai accepté sa place. Elle lit des revues et je ne l’ai pas vue suffisamment longtemps pour juger de son physique, de son aspect. Elle est jeune, blonde, et de celles dont on dit en général qu’elles sont pas mal. Il y a 10 minutes, elle envoyait un texto, à son amoureux, je présume, et même puis l’affirmer, car une telle blonde ne peut se concevoir sans amoureux… Sur la tablette, le Desproges que Patrick m’a prêté. Que j’ai entamé dans le métro en direction de Lille. Que j’ai poursuivi jusqu’au départ du train. Dehors, ciel bleu, immaculé, sans l’ombre du moindre nuage, par voie de conséquence, encore qu’un appareil volant puisse être assimilé à une tache, macule… Régulièrement, la blonde se désaltère à l’aide d’une bouteille qui me semble contenir de l’eau. Oui.