Samuel et son amie sont revenus de leur promenade, nous avons pris l’apéritif, puis mangé, en partie sur le balcon, il faisait très beau. Puis ils ont pris la route pour le ferry. Nous sommes allés aux puces de Bray, puis de Kockherst. Au retour, nous sommes allés tremper nos pieds dans la mer à marée basse, enlacés. « C’est la première fois que je te vois tremper tes pieds dans l’eau de mer ! » m’a-t-elle dit. (« En direct, en live », dit mon voisin de droite. « Le sport, ce n’est pas une science exacte, c’est comme une image, ça bouge. ») Au retour, après une bière sur le balcon, nous avons grignoté les restes du midi. Puis elle s’est installée face à son écran, j’ai pris Venise sous la neige, me suis installé sur le balcon, mais la lumière était insuffisante pour lire. J’ai voulu, comme à mon habitude, rapprocher la lampe du pied de la baie vitrée, elle m’a dit que ça allait attirer les moustiques ; s’en est suivi un léger accrochage d’où il ressort que chacun a sa manière de vivre dans l’appartement (j’avais constaté à mon arrivée que des choses, des éléments de mobilier, avaient été déplacés). Finalement, je l’ai placée près de la porte et ai pu lire. Je l’avais trouvé aux puces, il s’agit d’une pièce de théâtre d’un certain Georges Dyrek. C’est drôle, j’ai ri ; dommage que la fin soit décevante (encore qu’il s’agisse de théâtre et ça passe peut-être très bien sur scène). Suit une autre pièce que je lirai tout à l’heure (La touche étoile). C’est en lisant que j’ai commencé à avoir mal aux lombes. Elle est allée se coucher. « So, to bed, without kissing me good night. » « I like to read in bed. » Je suis retourné sur le balcon. Elle était assoupie lorsque je l’ai rejointe. Mais au bout de quelques minutes, elle a rapproché sa main de la mienne. « Good night. »