Édité par Anna Otten de l'Antioch College, à l'usage des étudiants anglais. Une introduction, présentations, cinq pièces, des questions orales, un lexique... Jacques Constant, Claude Aveline, Jean Forest, Pinget et Camus. Que vaut tout cela à côté de nos vernissages radiophoniques, à Francko et à moi, il y a dix ans ?...
Quelques notes, tout de même, notes de notes, celles de bas de page qui traduisent et commentent, précisent :

p. 164/6 : l'affiche. Note à la phrase suivante de Camus (l'action se situe pendant l'occupation allemande à Paris : « Nous étions les plus forts. » L'éditrice dit, en substance : « Référence à une affiche de propagande dont le slogan était : Nous vaincrons parce que nous sommes les plus forts. » L'affiche montre une carte du monde où l'on peut comparer l'importance des colonies des empires français et anglais à la petitesse des zones occupées par l'Allemagne... On peut encore trouver ce genre de choses aujourd'hui. Mais en pire...

p. 166/21 : l'éditrice explique et traduit l'expression : le général trouve toujours que la soupe est bonne. Et ajoute cette chose curieuse, en substance : « Le principal sujet de conversation du Français d'alors était combien il était heureux et mangeait bien avant la guerre et combien il serait heureux et mangerait bien après. Il essayait d'ignorer le présent. »

p. 168/30 : dans la pièce, échange véhément dans un embouteillage dont : « Va repriser les chaussettes de ton mari ! » ainsi commenté par l'éditrice : « Unkind reference to women drivers. » Puis, pour cet autre échange :
« Et les flics, qu'est-ce qu'ils foutent ! Des flics, bon Dieu ! » :
« People were upset, exchanged insults and pleaded for policeman. » Comme c'est charmant...

p. 90/11 : « Silence » pour « Chut ».
Et « hush » alors ?

26 juillet 1997