Dans l’attente de trouver une réponse, j’ai fermé le livre, ai allumé la télé, m’y suis promené un moment ; me suis arrêté sur L’arme à gauche de Sautet que j’ai regardé jusqu’au bout, à moitié groggy à cause de la chaleur (j’aime les femmes de cette époque, en l’occurrence Sylvia Koscina, leur manière de s’habiller et surtout leur coiffure, voir Hitchcock, et de là la petite blonde). Puis je suis tombé sur un reportage sur Vienne qui m’a donné envie d’y aller. Ce midi, j’ai demandé à Éléonore si elle connaissait Vienne. « No. » J’ai ensuite repris American Psycho. On approche des tréfonds du personnage qui vient d’égorger un petit livreur. Éléonore m’a demandé si j’aimais ; j’ai dit « oui », mais je me demandais si ça valait bien la peine d’aller jusqu’au bout tant la suite me semble déjà sue et connue. « Non, attends. Lis-le jusqu’au bout. C’est à la fin que tout bascule. » Je le lirai donc jusqu’au bout. Quoi qu’il en soit, je ne m’y ennuie pas. Cette sorte de psychopathe anodin, ordinaire est tout de même attirant. Et puis, il y a un ton, une manière…

 

12 août 2003