Il y a de drôles de choses. Il y a quelques mois, James m’avait remis deux ou trois services de presse de sa copine. L’un d’eux était Des éclairs d’Échenoz. J’en avais lu les deux premières pages, qui ne m’avaient rien inspiré, puis je l’avais placé dans l’un des tiroirs de mon bureau au bureau. Je le voyais tous les jours en ouvrant ce tiroir, me promettant de le lire, puis, au fil du temps, ne le voyant plus que comme un accessoire comme un autre dudit tiroir au même titre que l’agrafeuse, le rouleau de ruban adhésif, le lecteur de CD et les écouteurs. Hier, en préparant mon sac avant de quitter le service, j’ai ouvert ce tiroir pour vérifier si je n’oubliais rien. J’ai de nouveau vu ce livre qu’après une hésitation, j’ai emporté. Je venais de terminer L’Enquête qui m’avait subjugué et, pour je ne sais quelle raison, ce livre-ci m’avait semblé pouvoir constituer une bonne suite de lecture. Je l’ai entamé après le repas. Je l’ai reposé achevé trois heures plus tard… La quatrième dit qu’il s’agit d’une fiction sans scrupules biographiques. Le personnage étonnant dont Échenoz raconte l’histoire n’existe pas, mais il a un modèle, un certain Nikola Tesla qui, sans doute, je n’ai pas encore vérifié, a connu la même destinée.

 

5 mars 2011