Je cherchais un livre dans la boutique d’Éléonore, suis tombé sur un coffret de trois textes d’Edogawa, l’ai tourné entre mes doigts avant de l’emporter jusqu’à mon bureau en cherchant ce que le nom évoquait en moi. J’ai tiré l’un des livres, suis allé jeter un œil dans ma bibliothèque japonaise ; je connaissais ce nom, il m’était familier, et pourtant je n’avais aucun de ses livres. Puis ça m’est revenu : EDOGAWA RANPO, Edgar Allen Poe, qui a donné son nom à un prix de roman policier au Japon, je l’avais lu en quatrième de couverture des Dunes de Tottori. Il y était dit qu’il avait été l’un des plus grands noms du genre au Japon, d’où le prix ; il n’était pas dit qu’il avait de l’humour, mais ce n’était pas utile, le choix du pseudonyme le disait assez bien. J’ai entamé L’île panorama dans la cuisine, l’ai poursuivi au salon où je l’ai terminé d’un trait. Quel drôle de texte, quelle drôle d’histoire, espèce de fantasmagorie loufoque (qui reste du domaine du policier) qui m’a fait penser à Mirbeau, Chesterton, et, même, pour certains passages, à Numa. Je vais me dépêcher de lire les suivants…

(J’ai un peu peiné sur le 28 octobre sans y changer grand-chose. Et puis ?... La monotonie que j’y vois et que je pourrais appliquer à l’ensemble de Mai est-elle réelle ou non ?)

 

13 février 2017