Et tant de choses à dire. Par exemple, les livres dont je n’ai pas parlé (les lus s’empilant sur mon bureau dans l’attente d’être ajouter au site !) et que j’ai la ferme intention de ne pas lâcher avant longtemps, de les absorber tous en ne me permettant une relâche que pour l’écriture, ou, pour le moins, la préparation à l’écrit, soit Lustre II toujours pas achevée, mis de côté, et que je vais avoir du mal à reprendre après tant de temps d’abandon, et après les derniers courriers de Jacques au sujet de Lustre I. Je commence par ceux de Susan, les trois qu’elle m’a remis le matin de mon anniversaire dont Les comtesses sous l’occupation (est-ce bien ce titre-là ? je n’en suis même pas sûr alors que je l’ai entamé au retour de chez ma mère), tous trois sur la table basse du jardin d’hiver à côté de Microfictions, entamé ce matin et que j’ai repris après avoir lu les 70 premières pages de ces fameuses Comtesses dont le style d’écriture et de narration m’avait semblé plus appropriée à mon état de tension habituel au retour de chez ma mère. J’étais rentré, avais déposé les sacs de fruits sur la table de la cuisine, avais rangé lesdits fruits, étais monté embrasser Susan, étais allé déposer le laptop sur mon bureau, m’étais confectionné une cigarette et étais redescendu m’installer dans le sofa jaune du salon de lecture bien décidé à n’en pas bouger avant longtemps. J’avais lu une cinquantaine de pages lorsqu’on a sonné. Dorothée s’apprêtait à sortir le chien, elle a ouvert, c’était Jean-Pierre. Susan est descendue, ils ont discuté un moment dans le hall d’entrée, puis j’ai entendu Jean-Pierre et Dorothée s’installer dans le séjour alors qu’à l’accoutumée, Susan le fait passer directement dans la cuisine. C’est du reste ce que j’attendais : qu’ils aillent dans la cuisine afin que je puisse m’éclipser par le séjour et de là gagner l’escalier et mon bureau. J’étais donc coincé. J’ai poursuivi ma lecture, caché par l’un des meubles de la bibliothèque de Susan perpendiculaire à la porte de la cuisine. Je les entendais parler tous les deux, Susan semblait avoir disparu. Je n’avais pas la moindre envie de me montrer et de parler, et comme je les entendais, je ne pouvais plus lire. Alors, je me suis levé, me mettant dès lors à découvert, ai gagné la cuisine sans me manifester. De la cuisine, je suis passé dans le hall et suis monté. Une demi-heure plus tard, je suis retourné à mes Comtesses jusqu’au terme du premier chapitre consacré à l’une d’entre elles Mara Garat comtesse de ? [Tchernycheff], après quoi j’ai repris le cours de la lettre C de Microfictions...