Je compare le cinéma japonais avec le cinéma occidental et me dis que si l’on ne peut entrer dans cette culture, du moins peut-on l’approcher et l’apprécier. Je compare à présent la littérature occidentale à une pseudo traduction de la littérature japonaise et je dis que c’est impossible d’en saisir quoi que ce soit. C’est niais et commun (mais peut-être y a-t-il de véritables traducteurs du japonais). Ce que les images peuvent, les mots ne le peuvent (drôle de phrase). Et il y a la langue en sus, même si on ne la comprend pas. Le son, les intonations, ajoutés aux gestes, au comportement aident à la compréhension, à une approche même à distance. Les mots, tels qu’ils sont dans le livre d’Endô, en sont parfaitement incapables. Je crois qu’il est tout à fait vain de traduire toute langue si éloignée des nôtres…

 

13 novembre 2003