Je suis très mal fichu, sommeil très lourd, j’ai eu un mal fou à me tirer du lit. À présent, je me sens mal, peine à fumer ma première cigarette (elle me tuera). Je suis à mon bureau où je viens de « terminer » Les mains libres (les miennes me font particulièrement souffrir). Je l’ai entamé, posément, en m’attachant consciencieusement aux textes et aux dessins, puis, très vite, je n’ai plus fait que survoler ; la poésie d’Éluard ne m’émeut guère, je trouve les dessins de Man Ray malhabiles avec quelque chose d’adolescent, tant dans le trait que dans « l’inspiration » (je soupçonne le premier d’avoir voulu faire plaisir au second) ; je le préfère avec un appareil photo. Je pense que je vais le vendre…

 

11 mai 2015