Il traverse le Turandot, truand aristocratique en diable, tel Gabin dans Touchez pas au grisbi qui, pour une large part, lui a servi de modèle pour sa ligne de conduite et la coupe de sa tenue vestimentaire.

Il pose le pied sur le trottoir, s'y arrête, bombe le torse et hume l'air du soir, toute son attention concentrée sur la légère pression qu'exerce l'enveloppe de petites coupures contre sa poitrine.

Tant d'argent gagné en si peu de temps et pour si peu de choses, c'est véritablement une aubaine, et il y a de quoi voir la vie sous un autre jour. C'est vrai ; mais reste encore à en faire deux tas ! En effet, deux tas, car il n'est pas seul dans l'affaire, et si un tas représente encore une belle somme, c'est tout de même moins, moins que le tout...

Il se met en marche, remonte la rue jusqu'au foyer devant lequel est garée sa voiture.