Hier, Éléonore a passé une partie de son après-midi à ranger ses dernières trouvailles dans sa bibliothèque. Comme moi, elle les classe par ordre alphabétique – avec, nouveauté depuis peu, un meuble à part qui contient les « étrangers », c'est-à-dire tout ce qui n'est ni anglais, ni français [discussion, à ce propos, au sujet de Kundera qu'elle voit tchèque et moi plutôt français] ; mais contrairement à moi, elle ne fait pas de distinction entre ce qui est lu et ce qui ne l'est pas. Toujours est-il qu'elle en a tant – peut-être davantage que moi – qu'elle ne sait plus ce qu'elle possède ou non. Il en ressort, pour la journée d'hier à Redu, une demi-douzaine de doubles. Elle me propose un échange. Parmi ces livres, il y en a quatre que je ne possédais pas dont Le Livre de mon ami, France (dans lequel je découvre à l'instant que la seconde partie s'intitule Le livre de Suzanne), belle édition Calmann-Lévy de 1965... Je n'ai eu que deux livres à lui proposer ; je lui en dois encore deux...
(Ai-je parlé de notre bibliothèque commune ?)
(Penser à un emplacement ici, à Lys...)

7 octobre 1997