Dimanche calme, écran, traduction, Mai. Et puis Light in August qui me sidère et m’empoigne, que j’ai pourtant déjà lu, en français et en anglais également, il me semble bien, sans que j’en n’aie de souvenir – sauf le ton, la tension, la palpitation. Il n’empêche : c’est merveilleux. Je note à ce sujet la conversation avec Susan qui le qualifie, Willie, de « heavy » : ça demande trop d’efforts, écriture trop secrète, ce qui est vrai, embrouillée à plaisir, ce qui n’est pas faux et plus d’une fois, notamment à cause des dialogues, j’ai dû m’arrêter et revenir quelques lignes en arrière (j’avais écrit « plus haut », mais c’est aussi plus haut) ; mais qu’est-ce que cela fait ? J’ajoute à cela la pensée quasi constante d’Ophélie qui, la pensée, commence à m’effrayer.

 

27 janvier 2009