Nous l’avons déposé à la gare. Susan l’a accompagné. En les attendant, j’ai mis France Culture. C’était une interview d’un certain Jean-Louis Fournier à propos de son dernier livre. Je l’ai laissé sur la route du retour, Susan écoutait avec moi. Il parle de ses enfants handicapés, de son père docteur alcoolique. Susan s’est montrée étonnée que je ne le connaisse pas. Elle a lu plusieurs de ses livres. Elle m’en a prêté un que j’ai entamé alors qu’elle regardait Robin des bois en français. Il a jamais tué personne mon papa. C’est court, constitué de très brefs épisodes de sa vie d’enfant, l'enfant qui regarde son père. Quel étrange personnage ! À la radio, il racontait comment son père se saoulait et, le dimanche, avait institué une sorte de rite du suicide en se tranchant les veines à table, ce à quoi plus personne ne prenait garde. Je retrouve cet épisode dans le livre. Les autres sont du même acabit et j’ai peine à croire qu’un tel type puisse exister. Je note en outre qu’ils sont du nord, et apparemment et plus précisément du Pas-de-Calais et de la région minière. Il n’y a que dans la région de Lens que l’on dit « gaillette » (que le correcteur accepte ?). Je lis en quatrième qu’il a travaillé pour la télé et a participé à Merci Bernard. Je n’ai aucun souvenir de ce nom. Le personnage à la radio était très attrayant.

 

26 décembre 2008