Je suis très mal fichu, oppression pulmonaire, douleurs costales (tabac ?). Je suis sorti ce midi pour entamer Sarinagara à la terrasse du Klee. Ça palpite, ça sinue, ça glisse ; de l’histoire d’Issa et de celle de Saikaku, le champion toutes catégories du haïku, voir pages 61 et 62 ; d’un Japon ancestral mis en parallèle avec l’Occident, de l’expression de l’écoulement du temps ; éphémère et impermanence que Forest réussit à rendre palpables. Mylène m’avait dit qu'elle l'avait aimé (est-ce qu'on offre des livres qu'on n'a pas aimés?), qu'elle y avait trouvé des choses que je lui avais dites du Japon. J’ai eu peur de l’entamer par crainte qu’il n’influence le mien toujours en état de chantier (gravats, poussière, cailloux) ; mais j’ai l’impression qu’il n’en sera rien.

 

31 juillet 2006