Hugues, Victor et Aubin sortaient du foyer, Roland traversait la chaussée, et Fidèle et Matthias, immobiles et comme momifiés, chacun agitant en silence les soupçons qu’il portait sur l’autre, attendaient.

Attendaient un quelconque mouvement, une quelconque manifestation, un quelconque signe tangible qui eût pu leur permettre de décider si les quatre occupants de la voiture qui précédait la voiture précédant la leur étaient ou n’étaient pas l’un des éléments de la vaste conspiration que l’un aurait ourdi au détriment de l’autre et réciproquement.