J'ai « lu » les 3 premiers albums de Histoire(s) du cinéma. Mise à plat du cinéma par l'encre et le papier. Je me demande où se trouve l'intérêt d'une telle publication pour un cinéaste tel que Godard. Mais en même temps, l'objet est splendide et de surcroît, satisfait à ma propension à privilégier l'image animée fixée sur le papier plutôt que mobile sur un écran. Mais en fait, privilégier n'est pas le verbe. Je devrais dire : ma tentation à préférer, ou mon attirance pour, ou : pendant toutes les années où je n'ai pas regardé le cinéma, j'ai continué à archiver sa représentation photographique, en me demandant dans quelle mesure ce n'était pas sa mémoire et son histoire qui m'intéressaient en premier lieu.

28 décembre 1998