J’ai lu les premières pages de L’incident, puis l’ai refermé ; je n’irai pas jusqu’au bout. Il s’agit bien du texte qui a servi à Resnais. C’est apparemment très fidèle ; il s’y trouve la même légèreté de ton, à cette différence près qu’ici, elle semble factice. Ça se veut drôle, ça ne l’est pas, c’est fabriqué, ça m’agace. Je l’ai mis en vente. Figure sur la page de garde un texte manuscrit destiné à la précédente lectrice qui n’a pas jugé bon de conserver cet exemplaire, soit parce qu’il lui déplaisait, soit parce qu’elle n’appréciait pas spécialement la « voisine d’en face » (ou elle n’avait plus de place chez elle, ou elle l’a égaré, ou elle l’a prêté et on ne le lui a pas rendu, ou on le lui a volé, ou elle n’a pas le moindre respect pour quoi que ce soit, ou elle avait besoin d’argent et se débarrassait de ses livres dont celui-ci).

 

16 octobre 2014