St Laurent. Terrasse. Soleil. Un peu frais, mais avec le soleil, je bous dans mon gilet.
Entre ce cahier et mes cuisses, il y a Le Jeu de patience de Guilloux.
Suffisamment épais pour me servir de table acceptable. Au retour de mes premiers soins de cure, et vu le soleil revenu, je me suis installé là et ai commencé Guilloux.
Ça chauffe. Je suis bien. Je lis, mais je pense au journal que j'avais l'intention de tenir durant ce séjour et qui hier m'a semblé n'être qu'une farce (nous n'étions pas loin de repartir : qu'étais-je venu faire dans ce trou où dix personnes se serrent l'hiver ?). Mais hier n'est plus aujourd'hui et déjà nous reprenons vie. Avec la vie est revenue la perspective, le projet du journal
(qui du reste aurait dû commencer samedi, jour réel de notre départ).
Je lis à moitié, puis décide de commencer le
journal... [...]