Emporté et lu en Tunisie. Notes :

Lire Simon le Pathétique (que j'ai troqué contre Rey non encore achevé) sur le balcon de la chambre 135 de l'hôtel Kahena à Gammarth au son de la musique d'ambiance qui court jusqu'à la mer...

Simon n'avance guère. Mais en même temps, je m'y ennuie un peu. J'ai l'impression de l'avoir lu. Ou est-ce Giraudoux dont le ton, le style auraient tendance à se répéter, se copier d'un livre à l'autre ?

N'y aurait-il pas quelque chose de vain chez Giraudoux ? Maîtrise d'une écriture, d'une langue, mais au bout du compte, que dit-il ? où va-t-il ? Froideur, énoncé glacé. Narration du « je » qui, il me semble, n'est guère courant chez lui (à vérifier), « je », Simon, qui, selon toute vraisemblance, est lui... Enjôleur de l'écriture qui emporte pour aller nulle part ? Inanité (mais peut-être est-ce celle de ce monde récurrent : diplomates, hauts fonctionnaires, haute bourgeoisie). Espèce de gratuité. Ma perplexité face à cela et mon attachement malgré tout. Élans « poétiques » qui me paraissent un peu chic, proches, souvent, du ridicule...

(Simon/Giraudoux : mais en même temps, l'irréalité, l'irréalisme, comme une fantasmagorie)

Susan lit Malhouf, je tente de finir Simon, et la musique constamment comme si elle était une émanation de l'air, du soleil. Et puis les ploufs des baigneurs. Et puis les corps rôtissant, dessus, dessous, sur les chaise longues...

N'est-ce pas une littérature gluante, attrape-mouches ? Éblouissante ?

(pour une raison qui m'échappe la cédille de RANÇON qui me gêne)

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