Je m'appelle Guillaume, et je veux dès à présent ôter tout doute, lever et chasser toute ambiguïté : dire que je n'ai rien à voir avec cette histoire, dire que ce qui se fait et va se faire, que tout ce qui a lieu et va avoir lieu, que tout ce qui se dit et va se dire est indépendant de ma volonté, de mon envie, de mon désir. Je n'y suis pour rien, que les choses soient claires. Il y a bien une rue, certes, et dans cette rue je veux bien pénétrer, mais en aucune manière je n'irai plus loin, et rien ne pourra m'obliger à le faire...

Alors, je pénètre dans la rue, une rue d'un quartier calme, rue urbaine comme il y en a tant. À chaque extrémité passe perpendiculairement une artère, rues plus importantes où l'on trouve principalement des commerces et des banques, et où circule un nombre beaucoup plus important de voitures : il suffit que l'on quitte l'une d'elles et fasse un pas dans la rue proprement dite pour aussitôt éprouver la sensation d'entrer dans un autre univers.