Les puces à Courrières. Il fait beau, c’est dans un bois, c’est agréable, mais je m’aperçois que je n’ai plus guère le goût aux puces. C’est à peine si je regarde les livres. En revanche, je regarde tous les DVD. Je parviens difficilement à en rapporter trois : un coffret de Mulholland Drive (que je regarderai de nouveau, sans savoir encore ce qui m’y attache exactement puisque je ne l'aime pas précisément), un coffret de Mort à Venise et Miller’s Crossing. Susan m’a poussé à acheter une « jolie édition » de la Métaphysique des tubes (« Bon choix », m’a dit la jeune femme, mais après une légère hésitation, me laissant l’impression qu’elle n’en pensait rien et qu’elle s’était simplement senti obligée de dire quelque chose) et m’a offert un curieux L’écriture à travers les âges illustré, de l’obscur Abel Hermant de l’Académie Française. C'est une jolie édition, mais ça m’a l’air un peu ringard. Il n’y aucune date, mais la facture de l’ouvrage ainsi que l’idée que je me fais de cet Hermant-là, me pousse à penser que nous sommes dans les années trente – je me suis tourné vers les étagères des dictionnaires derrière moi, notant dans ce geste réflexe que je n’allais pas systématiquement sur Internet et pensant alors que c’était un bon point, mais il n’y figure pas ; alors Internet, qui se révèle plus efficace : il a été élu membre de l’Académie en 1927, est mort en 1950 ; c’est dans cette fourchette que se situe la publication de ce livre qui, pour information, se vend entre 15 et 50 euros, je le vendrai bien.

 

16 août 2008