J’entame Hélion, superbe facture. Je connais Hélion. Du moins, je le reconnais, car il est reconnaissable. Tout le monde le reconnaît. Mais lorsque j’ai vu ce livre, attiré en premier lieu par sa facture, et l’ai feuilleté, je me suis rendu compte d’une part que je ne le connaissais pas et d’autre part que ce que j’entrevoyais dans ce feuilletage et que je reconnaissais était sans nul doute digne d’intérêt. La figure tombée 1939 (y a-t-il un lien avec la guerre s’annonçant ?). Auparavant, il était abstrait. Puis il y a eu une fracture (le poussant à une autre facture) et L’homme debout abstrait d’auparavant, se couche tout à coup et devient « figuratif », « concret ». Je poursuis.

(Toute œuvre doit intriguer.

Une œuvre qui n’intrigue pas n’est pas une œuvre.)

p. 23 : « la soupente ».

 

8 janvier 2004